Étalement du SaaS en entreprise : comment les DSI consolident leur portefeuille d’applications d’ici 2026
Eva Mickler
7 min de lecture En 2026, une grande entreprise exploite en moyenne 2 191 applications, dont plus de ...
La cybersécurité des entreprises industrielles allemandes s’est améliorée, mais une étude du VDMA montre qu’il est encore trop tôt pour crier victoire. En effet, les menaces, notamment via l’ingénierie sociale et le phishing, continuent de croître.

Le nombre d’attaques contre les entreprises allemandes du secteur de la construction mécanique et d’installations industrielles a considérablement augmenté depuis la dernière étude du VDMA en 2019. Pourtant, seulement 55 % des entreprises de ce secteur industriel déclarent subir des impacts négatifs, soit une baisse massive de près de 70 %. En effet, nombre des 75 entreprises industrielles interrogées, comptant plus de 250 salariés, semblent avoir fait leurs devoirs en développant des concepts de cybersécurité adaptés.
C’est l’un des résultats de l’étude « Industrial Security – 2025 », réalisée par la division Logiciels et Numérisation de l’Association allemande de la construction mécanique et industrielle (VDMA, Verband Deutscher Maschinen- und Anlagenbau) en collaboration avec le Fraunhofer AISEC. Parmi les entreprises interrogées, 45 % emploient plus de 1 000 salariés, tandis que 27 % comptent entre 251 et 1 000 employés. Presque toutes (96 %) disposent d’une production discrète propre.
La récente étude révèle une tendance nette vers une meilleure cybersécurité dans le secteur de la construction mécanique et industrielle. Elle souligne cependant que les petites structures, en particulier, doivent encore progresser. « Certes, ces résultats marquent une avancée, mais ils ne justifient en aucun cas un relâchement. Les petites et moyennes entreprises (PME) ont besoin d’un accompagnement ciblé », insiste Maximilian Moser, expert en sécurité au sein de la division Logiciels et Numérisation du VDMA (Verband Deutscher Maschinen- und Anlagenbau – Fédération allemande de la construction mécanique et industrielle).
Comme le rapporte IT-Business, la majorité des industriels, quelle que soit leur taille, évaluent actuellement le niveau de menace comme « moyen ». Les risques les plus élevés se situent dans le domaine de l’ingénierie sociale et du phishing (3,4 sur une échelle de 0 à 5), suivis par les « erreurs humaines et actes de sabotage » (3,2) et les « vulnérabilités logicielles et matérielles dans la chaîne d’approvisionnement » (3,1).
Autrement dit, le facteur humain s’impose comme la principale faille de sécurité. Le VDMA recommande donc des formations adaptées, spécifiquement conçues pour les environnements de production, afin de renforcer la sensibilisation et les politiques de sécurité. L’objectif ? « Informer les collaborateurs sur les menaces et les former aux bons réflexes. »
Deux tiers des entreprises sont déjà concernées par des réglementations plus strictes, comme le Cyber Resilience Act (CRA) et la directive NIS2, qui visent à renforcer la cybersécurité au sein de l’Union européenne. Pourtant, ces exigences restent encore trop méconnues – et donc peu anticipées – par les petites et moyennes entreprises. Ainsi, 30 % des PME ignorent même si elles sont soumises à ces réglementations. En Allemagne, les référentiels de sécurité informatique les plus connus restent le BSI Grundschutz (cadre de protection de l’Office fédéral de la sécurité des technologies de l’information) et les normes ISO.
La majorité des entreprises industrielles prennent désormais en main leur cybersécurité IT et OT. 88 % des entreprises interrogées misent sur leur propre personnel, contre seulement 12 % qui font appel à des prestataires externes. Dans le secteur de la production, le VDMA (Verband Deutscher Maschinen- und Anlagenbau – Fédération allemande de la construction mécanique et industrielle, ndlr) constate des progrès significatifs : 61 % des entreprises sondées disposent aujourd’hui d’une gestion des risques internalisée, contre 41 % en 2019. 9 entreprises sur 10 (89 %) estiment que le nombre d’incidents de cybersécurité restera stable ou augmentera dans les années à venir.

Seulement 45 % des participants à l’enquête évoquent désormais des répercussions négatives pour leur entreprise, contre 72 % en 2019. Toutefois, ces chiffres n’incluent pas la zone grise des incidents non déclarés par crainte d’atteinte à l’image.
Source de l’image d’en-tête : Adobe Stock / ProstoSvet
Sur le même sujet : D’autres articles sur SecurityToday
L’étude révèle une nette tendance vers une meilleure cybersécurité dans le secteur de la construction mécanique et d’installations industrielles. Toutefois, elle souligne que les petites entreprises, en particulier, doivent encore progresser. « Certes, ces résultats marquent une avancée, mais ils ne justifient en aucun cas un relâchement. Les petites structures et celles qui… »
[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]
Contexte DACH : Dans les pays germanophones (Allemagne, Autriche, Suisse), les entreprises industrielles privilégient souvent l’internalisation des compétences en cybersécurité pour mieux contrôler leurs infrastructures critiques, conformément aux exigences réglementaires locales comme la loi allemande sur la sécurité des systèmes d’information (BSI-Gesetz).
Parmi les cinq principales mesures organisationnelles, on retrouve les règles d’accès à la maintenance à distance pour les employés et les prestataires externes (88 % et 84 %). S’y ajoutent les politiques d’utilisation des supports de stockage mobiles et les droits d’accès aux machines et installations (69 % et 27 %). Ces dernières…