Accès orphelins : la faille cyber silencieuse
Benedikt Langer
5 min de lecture Les comptes de service, les clés API et les agents d’IA dépassent souvent en nombre ...
La mission principale de ce système de stockage par batterie, dont la capacité prévue atteint 1,6 gigawattheure (GWh) pour une puissance de 800 mégawatts (MW), sera d’absorber l’électricité lorsque celle-ci est disponible à bas prix sur le marché, puis de la restituer quand les tarifs remontent. Comme l’ont annoncé les deux partenaires du projet, cette installation contribuera également à la stabilisation du réseau, à la sécurité de la tension et à la compensation de l’énergie réactive. Ces partenaires sont l’entreprise de construction argovienne Erne Gruppe et la société technologique Flexbase Group, basée à Laufenburg (canton d’Argovie), comme le rapporte Heise online.
Contexte : En Suisse, pays membre de l’Association européenne de libre-échange (AELE) mais non intégré à l’Union européenne, la transition énergétique s’appuie sur un mix hydraulique et renouvelable. Les projets de stockage comme celui-ci jouent un rôle clé dans l’équilibrage du réseau, notamment face à la volatilité des énergies solaire et éolienne.
Les centrales de stockage par batterie et les stations de pompage-turbinage sont de plus en plus sollicitées pour exploiter les énergies renouvelables – éolienne, solaire et hydraulique – dont la production, bien que parfois excédentaire, reste par nature fluctuante. Une grande partie de cette énergie se perd encore littéralement, faute de capacités de stockage suffisantes et de lignes à haute tension permettant de la transporter efficacement du nord au sud du pays.À ce jour, le plus grand accumulateur redox à flux au monde se trouve en Chine. Sa capacité de stockage n’atteint toutefois que 400 mégawattheures (MWh) pour une puissance de 100 MW, soit seulement un huitième de la puissance prévue à Laufenburg. L’avantage de ces batteries liquides réside dans leur sécurité accrue par rapport à d’autres technologies, comme les batteries lithium-ion.
Contexte technique : Les systèmes redox à flux utilisent des électrolytes liquides stockés dans des réservoirs externes, ce qui permet de découpler puissance et capacité énergétique. Cette technologie est particulièrement adaptée aux applications stationnaires de grande envergure, où la sécurité et la durabilité priment sur la densité énergétique.
75 % d’eau, 25 % de vanadiumLe futur système de stockage par batterie devrait être composé à 75 % d’eau comme milieu de stockage et à 25 % de vanadium comme électrolyte métallique. Comme l’a indiqué un porte-parole de Flexbase, les objectifs de puissance et de capacité visés seront « assurément atteints, voire légèrement dépassés ».
Pour atteindre la capacité prévue, Flexbase précise qu’il faudra 960 réservoirs, chacun mesurant trois mètres de diamètre et contenant plusieurs millions de litres de liquide électrolytique. Afin d’accueillir un tel nombre de réservoirs, le bâtiment devra être conçu en conséquence, avec des dimensions imposantes.À son achèvement, celui-ci mesurera 180 mètres de long et 78 mètres de large. Lors de la première phase, sa hauteur atteindra 20 mètres, puis 30 mètres lors de la seconde phase, avec une profondeur de 25 mètres. Le site du TZL (Technologiezentrum Laufenburg) abrite déjà une véritable plaque tournante énergétique pour l’Europe centrale : le poste de transformation de Laufenburg, affectueusement surnommé « l’Étoile de Laufenburg », ainsi que le premier réseau interconnecté européen, mis en service dès 1958 entre la Suisse et ses deux pays voisins, l’Allemagne et la France.
Le système de stockage par batteries servira également de solution d’alimentation de secours pour les applications particulièrement gourmandes en énergie du data center prévu sur place. Le refroidissement sera assuré de manière durable par eau, tandis que la chaleur résiduelle sera injectée dans un réseau de chauffage urbain.
Selon les prévisions de Flexbase, cette approche permettra d’économiser environ 75 000 tonnes de CO2 au cours des 30 prochaines années. Par ailleurs, le Technologiezentrum Liechtenstein (TZL) – le centre technologique en question, situé dans la principauté de Liechtenstein, un micro-État alpin entre la Suisse et l’Autriche – devrait créer plusieurs centaines de nouveaux emplois et places de formation pour des professionnels qualifiés. Le financement de ce projet d’un milliard d’euros sera assuré par des investisseurs privés et « des entreprises familiales renommées de Suisse, d’Allemagne, d’Autriche et du Liechtenstein ». S’y ajouteront des universités et des entreprises du secteur technologique. Le centre technologique devrait entrer en service à l’été 2028 et être achevé d’ici fin 2027.
Source de l’image à la une : Adobe Stock / wpw
La mission principale de ce système de stockage par batteries, doté d’une capacité cible de 1,6 gigawattheures et d’une puissance de 800 mégawatts, consiste à absorber l’électricité lorsque son prix est bas sur le marché boursier.
Ce système de stockage par batteries prévu devrait être composé à 75 % d’eau comme milieu de stockage et à 25 % de vana
Ce système de stockage par batteries est également conçu pour servir d’alimentation de secours aux applications particulièrement gourmandes en électricité du data center prévu sur le site. Le refroidissement sera assuré de manière durable par l’eau, et la chaleur résiduelle sera injectée dans un réseau de chauffage urbain.
Cette approche permettrait d’économiser environ 75 000 tonnes de CO₂ au cours des 30 prochaines années, contribuant ainsi significativement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la région DACH (Allemagne, Autriche, Suisse).