Directeur IA 2026 : Vraie fonction ou simple titre ?
Tobias Massow
⏰ 9 min de lecture Le Chief AI Officer est le poste au niveau C le plus souvent annoncé et le moins ...
La startup chinoise DeepSeek a brièvement fait chavirer les marchés boursiers fin janvier. S’ajoutent à cela les projets d’Elon Musk d’acquérir OpenAI, la maison mère de ChatGPT, pour éventuellement protéger sa propre IA, présentée comme « la plus intelligente au monde ». Le monde de l’IA est en ébullition.

À peine arrivé sur le marché, déjà interdit : l’Italie et la Corée du Sud ont récemment banni l’utilisation du modèle d’IA de la startup chinoise DeepSeek. Séoul a justifié cette interdiction par des préoccupations en matière de protection des données, selon heise online, et a exigé des améliorations que la startup chinoise s’est engagée à mettre en œuvre. En Allemagne aussi, comme en Rhénanie-Palatinat, les premières procédures de vérification sont en cours. Le BSI (Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik, l’Office fédéral allemand pour la sécurité des technologies de l’information) souligne que DeepSeek, selon ses propres déclarations, enregistre « les schémas ou rythmes de frappe au clavier » et que de telles « keyloggers » sont « au moins préoccupantes pour les domaines critiques en matière de sécurité ».
Les annonces sont tombées à point nommé, à la veille d’un sommet sur l’intelligence artificielle organisé par la France début février à Paris. L’objectif affiché ? Encadrer le développement de cette technologie, alors que la nouvelle administration américaine venait de supprimer plusieurs règles établies pour l’IA aux États-Unis.
Mais la véritable surprise de ce sommet parisien a été l’engagement d’investissements atteignant finalement 150 milliards d’euros pour les data centers français et leurs infrastructures associées. Une réponse européenne, en somme, au projet Stargate d’OpenAI – annoncé peu avant et doté d’un budget colossal de 500 milliards de dollars.
Pendant ce temps, le milliardaire américain de la tech Elon Musk a annoncé vouloir présenter avec xAI – son entreprise fondée en 2023 – « l’IA la plus intelligente du monde ». Pour entraîner son nouveau modèle d’IA Grok 3, pas moins de 100 000 puces H100 de Nvidia ont été déployées dans sa « Gigafactory ». L’objectif ? Doubler ce nombre pour atteindre 200 000 GPU, ce qui nécessiterait, selon les informations d’un autre article de heise, des milliards d’investissements supplémentaires de la part de Nvidia, AMD et BlackRock.
Ainsi, Musk se positionne de plus en plus en rival direct d’OpenAI. Pourtant, l’actuel PDG de Tesla a cofondé l’entreprise. Depuis un certain temps, il s’oppose frontalement à Sam Altman, son CEO, sur la direction stratégique à donner au fournisseur de ChatGPT. Officiellement, il a maintes fois critiqué l’orientation lucrative de l’entreprise, une prise de position qui avait même conduit au licenciement temporaire d’Altman en novembre 2023. Ce dernier, avec son conseil d’administration, a depuis rejeté l’offre de rachat de Musk, s’élevant à 97,4 milliards de dollars, pour la branche à but non lucratif d’OpenAI.
Le membre du conseil d’administration Bret Taylor a qualifié cette manœuvre de tentative visant à perturber la concurrence pour la startup d’IA xAI de Musk. D’autres, comme Altman, y voient même une stratégie pour démanteler complètement OpenAI et l’écarter définitivement du jeu. Autant la technologie elle-même est passionnante, autant les développements récents autour de l’IA le sont tout autant. Pour l’Europe, l’enjeu sera de tenter de rester dans la course technologique face à cette compétition effrénée. Les coûts de développement réduits de DeepSeek, combinés aux engagements d’investissement pris à Paris, laissent entrevoir une lueur d’espoir, tout comme les premiers modèles européens d’IA, à l’image de Teuken-7B.
Source de l’image à la une : Adobe Stock / Shuo
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Ces annonces sont intervenues à point nommé, à l’approche d’un sommet sur l’IA organisé par la France à Paris en février. L’objectif initial était de cadrer le développement de cette technologie, alors que la nouvelle administration américaine venait d’abroger plusieurs règles établies pour l’IA aux États-Unis – un contexte qui soulève des questions sur la gouvernance internationale de ces outils stratégiques.
Pendant ce temps, le milliardaire américain Elon Musk a annoncé vouloir présenter, via son entreprise xAI fondée en 2023, « l’IA la plus intelligente du monde ». Pour entraîner son nouveau modèle Grok 3, sa « Gigafactory » a mobilisé pas moins de 100 000 puces H100 de Nvidia – un investissement colossal qui illustre l’escalade dans la course aux infrastructures d’IA. Une stratégie qui s’inscrit dans un contexte de rivalité accrue avec OpenAI et son PDG Sam Altman, où les enjeux technologiques, éthiques et industriels se mêlent.