Directeur IA 2026 : Vraie fonction ou simple titre ?
Tobias Massow
⏰ 9 min de lecture Le Chief AI Officer est le poste au niveau C le plus souvent annoncé et le moins ...
La télémédecine à l’échelle transfrontalière ou intercontinentale en est encore à ses balbutiements. Pourtant, la 5G permet déjà des avancées remarquables. Avec la 6G, une version bien plus rapide attendue vers 2030, les perspectives s’annoncent encore plus prometteuses.
En 2024, un chirurgien chinois a réalisé depuis Rome, grâce à la 5G et assisté par un bras robotisé, la première opération à distance intercontinentale sur un patient basé à Pékin. Le principal défi ? La latence temporelle, comme l’a rapporté Telepolis. Avec la future norme mobile 6G, ce délai sera encore considérablement réduit.
La norme 5G actuelle ouvre déjà d’après IT Boltwise de nombreuses possibilités dans le domaine de la télémédecine, du diagnostic à distance et des opérations chirurgicales à distance, grâce à sa capacité à transmettre de gros volumes de données en temps réel. Les bras robotisés modernes, déjà largement utilisés pour des interventions chirurgicales complexes, peuvent même fournir un retour haptique. Couplés aux technologies mobiles avancées, ils représentent une avancée majeure vers une couverture sanitaire mondiale.
Un exemple marquant en est le projet franco-allemand « 5G-OR », qui prévoit la mise en place de blocs opératoires ultra-modernes et interconnectés numériquement. Ceux-ci sont équipés d’imagerie peropératoire et d’instruments robotisés, permettant de réaliser des opérations à distance sans aucun compromis sur la précision ni la sécurité.
Projet 5G-OR : des salles d’opération connectées pour la télémédecine
Un facteur clé de succès réside dans l’utilisation locale des réseaux 5G, qui offrent la bande passante élevée requise. Le réseau 6G, attendu vers 2030, promet même des débits allant jusqu’à 100 térabit par seconde (Tbit/s) – soit cent fois plus que la 5G – et supportera un nombre encore plus important d’appareils connectés. Cela ouvrira la voie à bien plus d’applications en télémédecine. Par ailleurs, l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) devrait révolutionner le diagnostic et le traitement des patients, en permettant une surveillance et une analyse continues des données de santé.
Dans les milieux spécialisés, on s’attend à ce que l’arrivée de la 5G et de la 6G améliore considérablement l’efficacité et la qualité des soins de santé. L’un des principaux atouts de ces normes de communication sans fil réside dans leur capacité à desservir les zones rurales – à condition que l’infrastructure nécessaire soit en place. Jusqu’à présent, l’accès à certaines interventions médicales et à d’autres services de santé spécialisés y reste en effet limité. À terme, le diagnostic à distance et la chirurgie téléopérée ne devraient plus être réservés aux cliniques spécialisées, mais s’étendre à un plus large public. Du moins, en théorie.
Le défi, cependant, est de taille : la 5G exige une densité d’antennes bien supérieure à celle de la 4G, ou LTE. D’autres enjeux concernent la sécurité et la protection des données, indispensables pour garantir la confidentialité des informations et la vie privée des patients. Enfin, des cadres réglementaires devront être mis en place pour assurer une utilisation sûre et efficace de ces technologies.
Source de l’image d’en-tête : Adobe Stock / btiger
Un exemple marquant est le projet franco-allemand « 5G-OR », qui vise à équiper des blocs opératoires de dernière génération, entièrement connectés. Ces salles sont dotées d’imagerie peropératoire et d’instruments robotisés, permettant d’effectuer des interventions à distance sans compromis sur la précision ni la sécurité. Ce type d’initiative illustre le potentiel de la télémédecine, particulièrement utile dans les régions où l’accès aux soins spécialisés reste limité. (Contexte DACH : la télémédecine est encadrée en Allemagne par la loi sur la santé numérique, ou Digitale-Versorgung-Gesetz – DVG, qui facilite son déploiement tout en garantissant la protection des données patients.)
Les experts s’accordent à dire que l’arrivée des réseaux 5G et, à terme, 6G, devrait considérablement optimiser l’efficacité et la qualité des systèmes de santé. L’un des atouts majeurs de ces standards de communication réside dans leur capacité à couvrir des zones rurales, souvent mal desservies en infrastructures médicales. Avec une connectivité renforcée, ces régions pourraient bénéficier de consultations à distance, de diagnostics en temps réel ou encore de la télémédecine, réduisant ainsi les inégalités territoriales en matière de soins. (Note : en Allemagne, le déploiement de la 5G dans le secteur médical est soutenu par des initiatives comme le « 5G-Innovationsprogramm » du ministère fédéral des Transports et des Infrastructures numériques.)