Directeur IA 2026 : Vraie fonction ou simple titre ?
Tobias Massow
⏰ 9 min de lecture Le Chief AI Officer est le poste au niveau C le plus souvent annoncé et le moins ...
Tous les cinq ans, l’association eco (Verband der Internetwirtschaft e.V. – Association de l’économie Internet en Allemagne) et le cabinet de conseil Arthur D. Little analysent les perspectives de développement de l’économie numérique allemande pour les années à venir. Entre 2020 et 2025, les deux partenaires tablaient, malgré la pandémie de Covid-19, sur une hausse du chiffre d’affaires de près de 75 %, pour atteindre environ 253 milliards d’euros, rappelle IT-Business. L’accent était alors mis sur le dynamisme du secteur du e-commerce et sur le développement des infrastructures numériques.
Pour la période 2025-2030, l’association eco prévoit un taux de croissance annuel moyen de près de 10 % pour l’économie numérique allemande, avec un chiffre d’affaires attendu de 389 milliards d’euros. Les modèles de transactions et de plateformes numériques devraient générer près de 40 % des revenus. Le marché des services technologiques contribuera également de manière significative à cette croissance, tout comme l’intelligence artificielle (IA), dont l’impact devrait s’intensifier. Les priorités d’ici 2030 incluront le développement des centres de données et des réseaux de télécommunications.
Légende : Analyse des écarts entre prévisions et réalité du marché numérique allemand.
L’IA, et en particulier l’IA générative (GenAI), aurait déclenché une véritable vague d’innovations. Dans le même temps, les entreprises subissent une forte pression liée à des considérations financières. « Nous observons également une quête accrue de souveraineté de la part des entreprises, qui souhaitent disposer de davantage d’options concernant leurs environnements cloud », explique Jakopin.
Lars Riegel, associé chez Arthur D. Little (cabinet de conseil en stratégie basé en Allemagne et présent dans la région DACH), constate par ailleurs une concurrence de plus en plus « brutale » dans le domaine des infrastructures numériques. Le fait que de nombreuses entreprises considèrent les investissements dans l’IA comme essentiels l’inquiète également. Après tout, les clients exigeront à l’avenir une fourniture durable des ressources.
Jakopin souligne également que « de nombreux exploitants de centres de données se trouvent tiraillés entre les opportunités de croissance et les contraintes liées à la pénurie d’énergie ». Ce dilemme représente l’un des plus grands défis auxquels ils sont confrontés.
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Parmi ces mesures figurent la réduction des coûts énergétiques, l’accélération des procédures d’autorisation, des incitations ciblées à l’investissement, une utilisation facilitée de la chaleur résiduelle, le marketing des sites et la gestion des clusters, ainsi qu’un dialogue étroit entre le secteur et les responsables politiques.
En matière de 5G, la République fédérale affiche quant à elle une couverture quasi totale, à hauteur de 98 %, ce qui la place au même niveau que d’autres pays industrialisés comme le Royaume-Uni et les États-Unis.
En matière d’utilisation de l’intelligence artificielle, les petites et moyennes entreprises (PME) allemandes ne s’en sortent pas si mal, avec un taux d’adoption de 28 %, contre 21 % en moyenne dans l’Union européenne. La Norvège, en revanche, affiche un taux bien plus élevé, à 41 %. Et l’écart se creuse encore davantage chez les grandes entreprises : 63 % en Norvège contre 48 % en Allemagne.
Dans l’ensemble, l’économie numérique reste un moteur de croissance dynamique pour l’économie allemande d’ici 2030. Selon l’association eco, les services cloud et les plateformes, les applications pilotées par l’IA et les industries gourmandes en données constituent les principaux leviers de cette évolution. L’étude confirme par ailleurs que l’écosystème numérique continue de se développer plus rapidement que tous les autres secteurs. « Il renforce ainsi son rôle de secteur clé pour l’innovation, la compétitivité et la création de valeur résiliente en Allemagne », conclut le rapport.
Pour Oliver Süme, président du conseil d’administration de l’association eco, « c’est un signal positif que l’économie numérique allemande croisse plus vite que l’économie dans son ensemble ». Les canaux digitaux jouent donc un rôle stratégique majeur, en tant que « système cardiovasculaire de l’économie allemande ».
Source de l’image d’en-tête : Adobe Stock / Bassmallah
Le « bilan réaliste » des prévisions issues de l’étude de 2020 révèle que le volume du marché de l’économie numérique allemande s’élevait en 2024 à environ 221 milliards d’euros, soit seulement cinq pour cent de moins que les 232 milliards d’euros initialement prévus.
L’intelligence artificielle (IA), et en particulier l’IA générative (GenAI), a déclenché une vague d’innovations. Dans le même temps, les entreprises subissent une forte pression financière. « Nous observons par ailleurs une quête accrue de souveraineté de la part des entreprises, qui cherchent à élargir leurs options en matière de […] »
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