La souveraineté prime sur le prix : le nouveau signal d’attribution
Angelika Beierlein
8 min. de lecture Le Bund souhaite construire sa cloud de gestion centrale avec SAP et Deutsche Telekom ...
Fin octobre s’est tenu à Francfort-sur-le-Main le sommet du numérique 2024 organisé par le gouvernement fédéral. Ce dernier a affiché un optimisme mesuré face aux représentants de l’économie et des associations. Certes, il reste encore des progrès à accomplir, mais selon lui, l’Allemagne est globalement sur une trajectoire plus positive en matière de numérisation que ce que l’on affirme souvent.
Comme l’a déclaré le ministre fédéral du Numérique Volker Wissing, la réputation numérique de l’Allemagne est pire que la réalité. Néanmoins, il s’est engagé à défendre activement la démarche « Digital Only » afin de faire avancer la numérisation dans le secteur public.
Lancé pour la première fois en 2006 par le ministère fédéral de l’Économie allemand, l’ancien Sommet national des technologies de l’information (IT-Gipfel), devenu depuis le Sommet du numérique, a pour vocation de réunir l’industrie des technologies de l’information et le gouvernement fédéral afin de discuter de mesures concrètes et de faire progresser la transformation numérique.
Comme le souligne un éditorialiste de Heise, cela n’a rien de fondamentalement négatif. Toutefois, l’édition de cette année, placée sous le thème « Allemagne numérique. Innovante. Souveraine. Internationale », a manqué de véritable débat.
L’observateur note ainsi que « le gouvernement fédéral cherche à se présenter sous son meilleur jour, en évitant toute critique », tout en se rapprochant de plus en plus, face à la détérioration des indicateurs économiques, des attentes du monde économique.
Es gibt allerdings es auch Erfolge, auf welche die Bundesregierung verweisen kann. So schreiten die selbst gesteckten Ziele für den Glasfaser- und Mobilfunkausbau voran. Das Ziel, bis 2025 50 Prozent aller Haushalte mit Breitband-Anschlüssen zu versorgen, liegt sogar in erreichbarer Nähe.

Atteindre une couverture universelle d’ici 2030 semble toutefois difficilement réalisable, comme l’a analysé l’association Breko. Néanmoins, les prestataires de services TIC et d’infrastructure comme Axians continuent d’agir activement pour améliorer l’accès à Internet haut débit en Allemagne. Grâce à une méthode de pose de câbles en fibre optique dite « minimal-invasive », appelée trenching, ou encore par le regroupement de signaux 5G, Axians a largement contribué à accélérer le déploiement du très haut débit et des réseaux mobiles, tout en renforçant l’acceptabilité de ces projets auprès de la population.
Dans le domaine de la production, Axians et Actemium, prestataire industriel appartenant également à VINCI Energies, accompagnent les entreprises pour rendre leurs machines et équipements compatibles avec l’Internet des objets (IoT), afin de générer des données essentielles. Cela rejoint les propos du ministre fédéral Wissing, qui a insisté sur la nécessité de passer de solutions parallèles à un modèle « numérique uniquement » :
« Sans une génération systématique de données, nous ne pourrons pas exploiter pleinement les possibilités offertes. » Ces données permettent ensuite à l’intelligence artificielle d’en tirer des enseignements. Concernant le projet de loi sur les données de mobilité actuellement examiné par le Bundestag, une approche fondée sur les données ouvertes (open data) serait privilégiée, tout en assurant parallèlement une anonymisation complète. Une certaine régulation s’impose pour favoriser des applications fiables, mais il ne faut pas non plus aboutir à une situation où l’innovation ne serait plus possible qu’avec un accompagnement juridique coûteux.
Le ministre de l’Économie Robert Habeck plaide également pour davantage de données accessibles librement, estimant que l’interprétation allemande de la protection des données doit être repensée. Selon lui, la fragmentation de la surveillance, avec 18 autorités compétentes, n’est plus adaptée après vingt ans d’application. Par ailleurs, souligne-t-il, la protection des données ne vise pas uniquement à protéger les données elles-mêmes.
Pour lui, il s’agit de protéger la souveraineté des données en Europe afin, par exemple, de rendre les données de machines accessibles à l’échelle de l’UE. L’Allemagne serait trop petite pour constituer à elle seule un espace de données et n’est pas non plus le centre du monde. « Si TikTok est régulé plus strictement en Chine qu’en Europe, cela devrait nous faire réfléchir », a-t-il notamment déclaré, évoquant à cet égard le Digital Services Act (DSA, ou loi sur les services numériques). Le chancelier fédéral Olaf Scholz s’est également prononcé lors du sommet numérique en faveur d’un « réajustement » du rapport entre protection des données et utilisation des données.

Allerdings ist dafür zunächst nur ein Forschungsdatengesetz angedacht, das eine erweitere Nutzung personenbezogener Daten erlauben würde, kritisiert Heise. Das von dem Digitalgipfel ausgehende Signal zur Bereitschaft, im Sinne der Digitalisierung an den hohen Datenschutzstandards zu rütteln, ist aber allemal bemerkenswert.
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